Los Angeles — Les plus grandes entreprises mondiales des réseaux sociaux font face, cette année, à plusieurs procès historiques visant à les tenir pour responsables des préjudices subis par les enfants utilisateurs de leurs plateformes. Les plaidoiries d’ouverture de l’une de ces affaires ont débuté lundi devant la Cour supérieure du comté de Los Angeles.
Les sociétés Meta, maison mère d’Instagram, et YouTube, filiale de Google, sont accusées, à travers ces actions en justice, d’avoir délibérément conçu leurs plateformes pour créer une dépendance chez les enfants, entraînant des dommages psychologiques et comportementaux. À l’origine, TikTok et Snap figuraient également parmi les défendeurs, avant de conclure des accords à l’amiable, dont les montants n’ont pas été rendus publics.
Les jurés ont ainsi eu un premier aperçu d’un procès qui s’annonce long et complexe, marqué par une confrontation de récits entre les plaignants et les deux géants des réseaux sociaux, désormais seuls mis en cause.
Lors de l’audience, l’avocat de Meta, Paul Schmidt, a soutenu qu’il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique concernant la notion même d’addiction aux réseaux sociaux. Selon lui, certains chercheurs estiment que ce phénomène n’existe pas, ou que le terme « addiction » ne serait pas approprié pour décrire une utilisation intensive de ces plateformes numériques.
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