La Fédération des banques et des établissements financiers (ABEF) a transmis une instruction capitale aux directeurs généraux des banques, détaillant les nouvelles modalités de suivi des dossiers d'importation pour le second semestre 2026. Cette note, qui fait suite à une correspondance du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, marque un tournant dans la gestion des flux commerciaux du pays.
La Fédération des banques et des établissements financiers (ABEF) a officialisé, via une correspondance datée du 1er juillet 2026, l'application de nouvelles mesures concernant les besoins en matières de gestion et d'équipement des entreprises. Selon ces nouvelles directives, la validité des programmes prévisionnels d'importation pour le premier semestre 2026 a officiellement expiré le 30 juin dernier, à l'exception notable des produits ayant déjà fait l'objet d'une procédure de domiciliation bancaire, lesquels restent autorisés à finaliser leurs opérations.
Dans une logique de continuité économique, les autorités ont toutefois accordé un sursis pour certains secteurs stratégiques. La validité des programmes prévisionnels liés aux produits soumis à une autorisation préalable du ministère de l'Industrie pharmaceutique est prorogée jusqu'au 31 décembre 2026. Cette mesure de souplesse concerne également les programmes complémentaires d'importation du premier semestre, garantissant ainsi aux opérateurs concernés une continuité opérationnelle indispensable pour couvrir la période restante de l'année.
Concernant l'importation des équipements, la directive précise que les programmes ont également cessé d'être valides au 30 juin 2026, y compris ceux enregistrés sous l'égide de l'Agence algérienne de promotion de l'investissement. Toutefois, le ministère du Commerce extérieur se réserve le droit de traiter ultérieurement, au cas par cas et via la plateforme numérique dédiée, la libération de certains programmes essentiels. Il en va de même pour les licences d'importation exceptionnelles accordées durant le premier semestre, qui ne sont désormais plus opérantes, sauf pour les dossiers ayant déjà franchi l'étape de la domiciliation bancaire.
L'ABEF a exhorté l'ensemble des institutions bancaires à faire preuve d'une rigueur absolue dans le traitement des dossiers d'importation afin de garantir une application uniforme des nouvelles procédures. Ces ajustements s'inscrivent dans une stratégie plus large des pouvoirs publics visant à réguler et à rationaliser le commerce extérieur. L'objectif demeure la préservation des ressources financières du pays en les orientant vers les besoins prioritaires, tout en protégeant les projets économiques vitaux et les activités de production nationale contre d'éventuelles perturbations.

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