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L’Arabie saoudite veut renforcer ses investissements dans la dessalement en Algérie

L’Arabie saoudite veut renforcer ses investissements dans la dessalement en Algérie


Abunayyan Holding souhaite renforcer sa présence industrielle en Algérie et développer de nouveaux projets autour de la dessalement de l’eau de mer. Le groupe saoudien propose notamment la création d’un centre industriel consacré à l’assemblage et à la maintenance des équipements de dessalement, ainsi qu’une antenne de son Académie de l’énergie et de l’eau en Algérie. L’objectif est de rapprocher les services techniques du marché algérien et de développer les compétences locales. (APS)


Cette coopération ne part pas de zéro. Abunayyan Holding est déjà présente en Algérie à travers sa filiale WETICO, qui a participé à la réalisation de plusieurs infrastructures de dessalement, notamment à Béjaïa, El Tarf et Cap Djinet. Le groupe cherche désormais à passer d’une participation aux projets à une implantation industrielle plus importante, avec davantage de transfert technologique et de production locale. (Mines de Pétrole)


L’un des points importants concerne la fabrication locale des membranes et équipements utilisés dans le dessalement. Une telle évolution permettrait à l’Algérie de réduire progressivement sa dépendance à certaines importations, tout en créant une base industrielle capable d’assurer la maintenance et l’approvisionnement des futures stations. La formation constitue l’autre volet stratégique, avec le projet d’implanter l’Académie de l’énergie et de l’eau du groupe saoudien dans le pays. (Mines de Pétrole)


Le contexte algérien explique l’intérêt de cet investissement. Le pays poursuit un important programme de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable. Plusieurs nouvelles infrastructures sont en cours de développement ou de raccordement. En juillet, Sonatrach avait notamment lancé les travaux de la future station de Ben M’Hidi, à Skikda, d’une capacité prévue de 140.000 m³ par jour, dont 100.000 m³ destinés à la zone industrielle de Skikda. (SONATRACH)


La montée en puissance des infrastructures est également visible à Oran. La station de Cap Blanc a atteint en août sa capacité maximale de 300.000 m³ d’eau par jour, après une augmentation progressive de sa production. (APS)


Parallèlement, l’Algérie prépare le raccordement de nouvelles stations. Les autorités ont suivi les projets concernant notamment Fouka 2, Koudiet Draouche, Béjaïa et Cap Djinet, tandis que des études sont engagées pour le raccordement de futures installations à Chlef, Mostaganem et Tlemcen. (APS)


Cette dynamique donne donc un intérêt particulier à la proposition saoudienne. Pour l’Algérie, l’enjeu n’est plus uniquement de construire des stations, mais aussi de développer autour d’elles un écosystème industriel local capable de fournir les équipements, la maintenance, la formation et une partie des technologies nécessaires.


En résumé : le projet Abunayyan Holding pourrait représenter une nouvelle étape dans la stratégie algérienne de dessalement. Au-delà de l’investissement financier, l’enjeu porte surtout sur la localisation industrielle, la fabrication d’équipements, le transfert de technologie et la formation de compétences algériennes. Cette approche intervient alors que plusieurs grandes stations atteignent leur pleine capacité et que de nouveaux projets sont lancés à travers le pays.


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